En souvenir des navires de CSL qui ont servi lors de la Première Guerre mondiale

  • CSL pendant la Première guerre
    Cliquez ici pour découvrir l'histoire de chaque navire de CSL qui a servi pendant la Première guerre mondiale.
     
     
  • A.E. Ames

    L’A.E. Ames a quitté Canada Steamship Lines pour prendre la mer en 1917. Il a fait du cabotage et a pu échapper aux attaques ennemies et aux éléments jusqu’à la fin du conflit. Il a été vendu et immatriculé en Belgique en 1920, puis revendu à des intérêts français en 1925. Rebaptisé le Ginette Leborgne, il a été détruit durant la Seconde Grande guerre alors qu’il ramenait des troupes démobilisées d’Afrique du Nord. Atteint par une mine, il a sombré à l’ouest de la Sardaigne le 13 septembre 1940.

    Photo: Collection Alfred Sagon-King, gracieuseté Skip Gillham

  • A.E. McKinstry/Kindersley

    A.E. McKinstry a été réquisitionné pour le service outremer et a survécu à une attaque à la torpille dans la Manche  le 2 octobre 1918. Il a été en mesure de reprendre la route des Grands Lacs et, en 1927, il a été rebaptisé le Kindersley par CSL. Il a refranchi la mer pour la Seconde Grande guerre, à laquelle il a survécu également. À la fin des hostilités, toutefois, il a été choisi, avec d’autres navires, pour être sabordé avec des munitions excédentaires. Le Kindersley a été coulé dans les eaux profondes de l’Atlantique le 1er octobre 1946.

    Photo : Collection Tom Wilson, gracieuseté Skip Gillham

  • Acadian

    Le premier Acadian s’est joint à CSL en 1913 et a été réquisitionné pour la guerre en 1916. Alors qu’il transportait du minerai de fer entre Bilbao, en Espagne, et Ayr, en Écosse, il a été torpillé par un U-117 le 16 septembre 1918. Il a sombré à environ 17 km au sud-ouest de Trevose Head, entraînant dans la mort 27 matelots.
    Photo : Collection Ted Jones, gracieuseté Barry Andersen et Skip Gillham



     


    Pour consulter la liste des membres d'équipage ayant péri durant la guerre, prière de consulter l'entrée de La Base de données des marins marchands morts à la guerre qui concerne l'Acadian.

  • Armonia

    L’Armonia a navigué brièvement sur l’océan pour CSL. Ce transporteur de passagers et de marchandises de 126,56 mètres de long avait été construit à Govan, en Écosse, en 1891 et s’était joint à CSL en 1917.  Il a été torpillé et a sombré dans le golfe de Gascogne le 15 mars 1918. Sept marins y ont péri.


     


    Pour consulter la liste des membres d'équipage ayant péri durant la guerre, prière de consulter l'entrée de la Base de données des marins marchands morts à la guerre qui concerne l'Armonia.

  • Bermudian

    Le transporteur de passagers au long cours Bermudian s’est joint à CSL au sein de la Quebec Steamship Division en décembre 1913. L’année suivante, il a été utilisé pour transporter le premier contingent de troupes canadiennes en Europe, mais a repris le service pour CSL jusqu’à ce qu’il soit à nouveau réquisitionné, en 1917. Le Bermudian a été enregistré comme ayant été coulé à Alexandrie, en Égypte. Il a toutefois été réparé et a été vendu.

    Photo: Shipsearch Marine, gracieuseté Skip Gillham

  • C.A. Jaques

    Le C.A. Jaques, un vapeur de canal, datait de 1909 et s’est joint à CSL en 1913.  Il a succombé sous les attaques ennemies le 1er mai 1917. Il venait de livrer une cargaison de charbon à Rouen, en France, et retournait à Tyne lorsqu’il a été attaqué par un U-18. Il a sombré à 42 km à l’ouest-sud-ouest de Boulogne, en France, occasionnant trois pertes de vie.
    Photo: Louis Pesha, Collection Skip Gillham

     


    Pour consulter la liste des membres d'équipage ayant péri durant la guerre, prière de consulter l'entrée de la Base de données des marins marchands morts à la guerre qui concerne C.A. Jacques.


     

  • D.A. Gordon

    Le D.A. Gordon a été un transporteur de marchandise de détail sur les Grands Lacs et a souvent livré du sucre brut à Wallaceburg ou quitté ce port avec des produits raffinés. Il a été en service de guerre durant deux ans avant d’être torpillé par un U-64 le 11 décembre 1917. Il se déplaçait de Marseille, en France, à Melilla, au Maroc espagnol, lorsqu’il a été attaqué, perdant un membre d’équipage.
    Photo : Tom Wilson

  • Donnacona

    Le premier Donnacona a été perdu dans l’Atlantique, n’ayant pas été attaqué par l’ennemi. Il transportait des matières brutes et du matériel militaire lorsqu’il a été frappé par une série de tempêtes automnales. Après avoir été balloté durant seize jours, il a perdu son gouvernail et le gouvernail de fortune que l’équipage avait installé avant que la coque ne se fissure. Le navire a sombré à environ 1100 km au large des Açores le 17 octobre 1915. Malgré les conditions extrêmes, un bateau britannique veillait et a secouru l’équipage.
    Photo: Collection Ted Jones Collection, gracieuseté Barry Andersen et Skip Gillham

  • Doric

    Le Doric, qui était de la flotte originale de CSL, a traversé la mer en 1916. Il a été endommagé par une torpille le 1er mai 1917, mais a été réparé et remis en service. Il a été vendu à des intérêts français en 1918 et rebaptisé le Buffalo. Il a été torpillé par un U-117 le 18 septembre 1918, deux jours après que le même sous-marin allemand eut coulé l’Acadian. Le Doric a sombré près de Trevose Head, à Cornwall, en Angleterre.
    Photo : D. Boone 

  • Dundee

    Le Dundee a également quitté les Grands Lacs en 1916 et n’est jamais revenu. Il a été coulé par un U-55 au moment où il naviguait au nord-ouest de St. Ives Head, à Cornwall, en Angleterre, le 31 janvier 1917, ce qui a entraîné une perte de vie. Le navire se rendait de Londres à Swansea. 
    Photo : Owen Sound: Studio James


    Pour consulter la liste des membres d'équipage ayant péri durant la guerre, prière de consulter l'entrée de la Base de données des marins marchands morts à la guerre qui concerne le Dundee.

  • Dunelm

    Le Dunelm, d’une longueur de 78,94 mètres, a coulé avec tout son équipage. Il avait pris livraison de produits d’acier à Sydney, en Nouvelle-Écosse, qu’il devait décharger à Manchester, en Angleterre. Il a disparu vers le 17 octobre 1915, après avoir passé le cap Race, à Terre-Neuve. On croit que le naufrage a été causé par le mauvais temps, et non par une attaque ennemie.


    Photo: Collection Scott McWilliam, gracieuseté Skip Gillham

     


    Pour consulter la liste des membres d'équipage ayant péri durant la guerre, prière de consulter l'entrée de la Base de données des marins marchands morts à la guerre qui concerne le Dunelm.

  • Empress of Fort William

    L’Empress of Fort William a été réquisitionné pour la guerre le 10 mars 1915, assurant d’abord le transport de charbon entre Sydney, en Nouvelle-Écosse, et Montréal. Il est parti par la suite outremer pour effectuer le même genre de travail. Il faisait partie d’un convoi de 200 navires lorsqu’il a été détruit. Un bateau près duquel il se déplaçait, le navire de ligne Maloja, a heurté une mine le 17 février 1916 et lorsque l’Empress of Fort William s’est approché pour lui venir en aide, il a frappé une autre mine et a sombré à environ deux milles au sud de Dover, en Angleterre. Toutes les personnes qui étaient à son bord ont été sauvées, mais on a déploré 122 pertes de vie à bord du Maloja.
    Photo: Collection Skip Gillham

  • Empress of Midland

    L’Empress of Midland a été victime d’une mine. Il a coulé sur la Manche le 27 mars 1916, alors qu’il était à environ 14 km au sud du bateau-feu de Kentish Knock, durant un déplacement entre Newcastle et Rouen, en France, avec un chargement de charbon. Dix-huit marins se sont réfugiés sur le canot de sauvetage et le reste de l’équipage a sauté à l’eau pour être secouru par les occupants du canot.
    Photo : Collection Alfred King, gracieuseté Skip Gillham

  • Fordonian

    Le Fordonian fut l’un des premiers navires de charge à fonctionner au diesel. Il avait été construit à Glasgow, en Écosse, en 1912 et avait été livré à la Canadian Interlake Line pour naviguer sur les Grands Lacs. Il s’est joint à la première flotte de CSL en 1913, mais il a été réquisitionné pour le service en mer en 1915. Il a été vendu à des intérêts états-uniens en 1916 et a survécu à la guerre. Il a été utilisé sur les Grands Lacs, ayant été rebaptisé le Yukondoc au sein de la flotte de Paterson, puis le Georgian.
    Photo : Louis Pesha, Collection Skip Gillham

  • Glenmount

    Le premier Glenmount a été construit en 1907 pour transporter des rails entre Sydney, en Nouvelle-Écosse, et Fort William, en Ontario, dans le cadre de l’expansion vers l’ouest du réseau ferroviaire canadien. Il n’appartenait pas à CSL, mais il a été brièvement exploité par l’entreprise. Il a été vendu à des intérêts états-uniens pour naviguer en mer en 1917, puis immatriculé en Uruguay sous l’appellation Gorizia plus tard dans la même année. Il a frappé une mine et a coulé dans la Manche pendant qu’il transportait une cargaison de laiton pour le compte du gouvernement français le 30 avril 2017.

  • H.M. Pellatt

    Le H.M. Pellatt a été construit à Glasgow, en Écosse, en 1903 et s’est joint à CSL en 1913. Il a pris la mer en 1917 pour être exploité sur les côtes de la France et du Royaume-Uni avant d’être vendu à des intérêts belges. Il a par la suite été revendu et rebaptisé plusieurs fois jusqu’à ce qu’il soit coulé par des tirs d’artillerie au large de Kuriat, en Tunisie, le 13 novembre 1942. Après avoir été récupéré par la marine italienne et rebaptisé le Scillin, il a été coulé par un navire militaire britannique.
    Photo: A.E. Young

  • Hamiltonian

    Le Hamiltonian a quitté les Grands Lacs pour gagner l’océan en 1917. Ce vapeur a été vendu l’année suivante à des acheteurs brésiliens. Après avoir été converti en navire-citerne, il a été torpillé et coulé par un U-155 au nord-est du Brésil le 28 juillet 1942, ce qui a provoqué une perte de vie. Un autre U-155 avait revendiqué la destruction du Scottish Hero de CSL pendant la Première Grande guerre.
    Photo: Louis Pesha, Collection Skip Gillham

  • J.H. Plummer

    Le J.H. Plummer fut lui aussi de la première flotte de CSL et a franchi l’océan en 1917. Il a été vendu à des armateurs belges pour être rebaptisé le Van Eyck en 1920.  Il a regagné les Grands Lacs pour redevenir le J.H. Plummer avant de retourner en mer. Il a fait naufrage sous un nouveau nom, le Tung An, au large de la Chine le 10 avril 1949. 
    Photo: Bibliothèque et Archives Canada

  • Kenora

    Le Kenora de 1907 a été réquisitionné pour la Première Grande guerre. Pendant qu’il était outremer, la passerelle a été déplacée le long du pont pour le service en mer. Il a été repris par CSL après la guerre, mais sa passerelle n’a pas été ramenée à l’étrave avant qu’il soit rénové, en 1940. Le Kenora a accosté à Hamilton pour être mis hors service le 29 novembre 1959. Il a été démantelé par la Steel Company of Canada.
    Photo : Dan McCormick photo - Skip Gillham Collection

  • Mapleton

    Le Mapleton a servi en mer durant la Première Grande guerre, mais est revenu dans la flotte de C.S.L. et a regagné les Grands Lacs à la fin du conflit. Il est retourné outremer pendant la Seconde guerre, mais n’est pas revenu. Il a été détruit alors qu’il avait été rebaptisé l’Eastern Med à Port Suez, en Égypte, le 22 novembre 1950 et a été mis hors service.
    Photo : Collection Skip Gillham

  • Midland Queen

    Le Midland Queen a été le premier navire de canal des Grands Lacs à être détruit par des attaques ennemies durant la Première Grande guerre. Le vapeur fut intercepté par un U-68 le 4 août 1915, au cours d’un déplacement entre Sydney, en Nouvelle-Écosse, et Newport, dans le Monmouthshire, en Angleterre. Le commandant allemand ordonna à l’équipage d’abandonner le navire et lorsque tous les membres se furent réfugiés dans les canots de sauvetage, le Midland Queen fut bombardé d’obus et sombra à un peu plus de 100 km au sud-ouest du rocher du Fastnest, au large de la pointe méridionale de l’Irlande. Ses occupants furent recueillis le lendemain par un bâtiment norvégien.
    Photo : Collection Ken Lowes

  • Neepawah

    Le Neepawah, qui datait de 1903, a transporté de la marchandise de détail pour le compte CSL à partir de 1913 jusqu’à ce qu’il soit réquisitionné, en 1915. Il fut attaqué et arraisonné par un U-53 sur l’Atlantique pendant qu’il transportait de la pyrite de l’Espagne à la France, le 22 avril 1917. L’équipage fut évacué du bateau et des bombes à retardement y furent installées. Lors de l’explosion, le navire coula à environ 190 km à l’ouest de Bishop's Head.
    Photo : Collection Ted Jones, gracieuseté Barry Andersen et Skip Gillham

  • Renvoyle

    Le premier Renvoyle est arrivé dans les Grands Lacs en 1910 et a joint la flotte de CSL pour une brève période en 1913. Il a été réquisitionné pour la guerre en 1915, survivant au conflit, mais restant outremer à la fin des combats. Il s’est échoué dans le golfe de Gascogne le 4 décembre 1920. Les tentatives de sauvetage ont été infructueuses et la coque a été laissée pour être dispersée par la mer.
    Photo : Collection Paul Denby, gracieuseté Skip Gillham

  • Sault Ste. Marie, courtesy Roger LeLievre, Skip Gillham Collection
    Rosedale

    Le Rosedale a été réquisitionné pour servir outremer en mai 1916. Bien qu’il ait survécu à la guerre, il a été détruit à la suite d’une collision avec le Luella dans le canal de Bristol le 8 avril 1919. Ce navire datait de 1888 et avait été acheté des Inland Lines au moment de la création de CSL, en 1913.
    Photo : Sault Ste. Marie, gracieuseté Roger LeLievre, collection Skip Gillham

  • Scottish Hero

    On a achevé de construire le Scottish Hero, d’une longueur de 96,16 mètres,  à Sunderland, en Angleterre, en août 1896. Il fut sectionné en deux pour être transporté jusqu’aux Grands Lacs en 1906. Il a quitté ceux-ci de la même manière en 1915. Il a été utilisé pour le transport de charbon sur la côte est, mais a été attaqué par un U-155 dès sa première traversée de retour sur l’Atlantique le 10 juin 1917. Il transportait à ce moment de l’acier marchand. Son naufrage a provoqué une perte de vie. (Photo: Collection Ted Jones)


    Pour consulter la liste des membres d'équipage ayant péri durant la guerre, prière de consulter l'entrée de la Base de données des marins marchands morts à la guerre qui concerne Scottish Hero.

  • Strathcona

    Le vraquier Strathcona a été reconstruit pour transporter de la marchandise de détail en 1911. Il fut réquisitionné en 1915 et intercepté par un U-78 près de Ronaldshay, en Angleterre, pour être ensuite coulé par des bombardiers ennemis. Trois de ses occupants ont été faits prisonniers, alors que neuf autres marins ont péri lorsque le bâtiment a coulé.

    Photo : Collection Skip Gillham


     


    Pour consulter la liste des membres d'équipage ayant péri durant la guerre, prière de consulter l'entrée de la Base de données des marins marchands morts à la guerre qui concerne le Strathcona.

  • Tagona

    Le Tagona a été attaqué par un U-55 et a coulé à environ 8 km au sud-est de Trevose Head, en Angleterre, pendant qu’il se dirigeait de Bilbao, en Espagne, vers le Clyde avec une cargaison de minerai de fer le 16 mai 1918. Le sous-marin allemand avait également coulé le Dundee, qui appartenait également à CSL. La seconde attaque a fait huit morts.


    Photo: Louis Pesha, Collection Skip Gillham

    Pour consulter la liste des membres d'équipage ayant péri durant la guerre, prière de consulter l'entrée de la Base de données des marins marchands morts à la guerre qui concerne Tagona.

  • Winona

    Le Winona a servi durant les deux grandes guerres. Il a pris la mer pour la première fois en 1915 et a survécu à un échouage le 14 avril ainsi qu’à une collision en mer avec le Tonsberg le 28 décembre 1915. Il a transporté du charbon entre la Grande-Bretagne et la Suède après la guerre et a regagné les Grands Lacs en 1921. Il a repris la mer pour de bon en novembre 1939 et, le 7 juin 1944, il a livré du matériel sur les plages de Normandie, le lendemain du débarquement des troupes alliées. Le Winona, qui était devenu l’Eddie, a fait naufrage au large des Philippines le 7 septembre 1956.
    Photo : Collection de la Marine Historical Society of Detroit, gracieuseté Skip Gillham

Lorsque la « guerre qui devait mettre fin à toutes les guerres » éclatait en Europe en 1914, on n’a pas tardé à demander assistance au Canada sur les champs de bataille et sur la mer. On avait besoin de navires plus rapidement qu’il n’était possible d’en construire, de sorte qu’on en vint à faire appel à des bateaux déjà en exploitation pour transporter des fournitures vitales, de l’équipement et des soldats.

À ce moment, au Canada, Canada Steamship Lines avait à peine une année d’existence et elle fut appelée à servir la cause des forces alliées en mettant à contribution des navires et des hommes. C’est ainsi que ses bateaux, qui avaient été construits en grande partie pour sillonner les Grands Lacs, ont traversé l’Atlantique pour prêter main forte.

Certains des bâtiments de l’entreprise pouvaient franchir les petites écluses déjà en place du troisième canal Welland et de la Voie maritime du Saint-Laurent. Plus tard durant la guerre, l’un des navires de CSL et quelques navires de charge états-uniens du secteur supérieur des Grands Lacs ont été sectionnés en deux pour être remorqués en sections cloisonnées jusqu’au fleuve Saint-Laurent. Celles-ci y étaient alors réassemblées et les vaisseaux étaient prêts à entrer dans la mêlée.

La plupart des navires des Grands Lacs ont été utilisés pour le transport côtier outre-mer, mais certains eurent également à faire du transport transatlantique. Les taux de pertes furent élevés et un certain nombre de bateaux de CSL furent détruits par des attaques marines, sous-marines et aériennes. Dans la plupart des cas, on eut à déplorer des pertes de vie.

Les pertes

Seize bâtiments de la flotte de CSL ont été coulés durant cette guerre, la plupart d’entre eux après avoir été torpillés par des sous-marins allemands. Deux d’entre eux, l’Acadian et le Doric, ont été coulés à deux journées d’intervalle en 1917 par le même U-117 dans le voisinage de Trevose Head, à Cornwall, en Angleterre.

Au total, onze navires transporteurs de CSL ont péri sous des attaques navales. Outre les deux bâtiments mentionnés précédemment, l’Armonia, le C.A. Jaques, le D.A. Gordon, le Dundee, le Neepawah, le Scottish Hero, le Strathcona et le Tagona ont été torpillés et ont coulé alors que le Midland Queen a sombré à la suite d’une canonnade. Trois autres, l’Empress of Fort William, l’Empress of Midland et le Glenmount, ont sombré après avoir heurté une mine. Enfin, le Donnacona et le Dunelm ont disparu en mer en raison de tempêtes.

Les « survivants »

Douze autres bâtiments ont survécu à leurs combats avec les éléments ou avec l’ennemi, mais tous n’ont pas été remis en service par CSL.

Il est intéressant de noter que trois de ces « survivants », l’A.E. McKinstry, le Mapleton et le Winona, ont repris la route des Grands Lacs et ont retraversé l’océan lorsque la Seconde Guerre mondiale a éclaté. Ils ont continué de naviguer tout au long de cette guerre. Le premier, qui avait été rebaptisé le Kindersley, a été sabordé en 1946 avec une charge de munitions de guerre excédentaire. Le Mapleton a été vendu avant d’être détruit par un incendie, en 1950. Le Winona a aussi été vendu pour gagner l’Extrême-Orient, où il a péri dans une tempête en 1956.

Sept autres navires de CSL ayant survécu à la Première guerre ont été par la suite perdus. Le Fordonian, le J.H. Plummer et le Renvoyle ont fait naufrage, alors que le Rosedale a sombré à la suite d’une collision. Les trois autres, qui avaient changé de nom et d’armateur, ont été détruits durant la Seconde Grande guerre. L’ancien A.E. Ames a heurté une mine, le H.M. Pellatt a été coulé dans une canonnade et le Hamiltonian a été torpillé.

Le Bermudian, un transporteur de passagers et de marchandises au long cours a finalement été vendu, alors que le Kenora est le seul « survivant » de la Première Grande guerre à avoir terminé sa vie utile sur les Grands Lacs pour le compte de CSL. Il a été vendu pour être envoyé à la ferraille en 1959. 

Désormais de plain-pied dans son second siècle d’existence, CSL peut s’enorgueillir d’avoir participé à la victoire, lors de cette première guerre mondiale, qui a débuté il y a un siècle, au moment où l’entreprise n’en était qu’à ses débuts.

Contribué par Skip Gillham